Panne sexuelle : comment réagir?

L’Organisation Mondiale de la Santé définit la sexualité comme faisant partie intégrante de notre santé.
Vivre une sexualité harmonieuse permet de s’épanouir pleinement et de se sentir bien dans sa peau.
Le sujet des pannes sexuelles reste encore un tabou pour de nombreux hommes et parfois même encore pour certains membres du corps médical.

Avoir honte?

Les hommes qui ont honte, n’osent pas aborder la question et affronter la réalité en face. Ils perdent du temps, culpabilisent, se replient sur eux-mêmes, s’angoissent et aggravent ainsi leurs difficultés.

Conséquences psychologiques

Les troubles de l’érection ont systématiquement des répercussions sur l’équilibre psychologique: Une bonne rigidité de l’érection apporte une meilleure confiance en soi en permettant une sexualité épanouie.

Mauvaise estime de soi

Ces pannes déclenchent une mauvaise estime de soi, une culpabilité et une atteinte à la virilité. Les hommes atteints de ces pannes se sentent généralement dévalorisés. Ils prennent le risque de succéder échecs sur échecs Ils n’osent pas affronter la réalité en face, ignorent la plupart du temps qu’ils peuvent être traités et ne bénéficient pas des traitements qui peuvent les aider à surmonter cette situation.

Dépression

Les dysfonctions érectiles peuvent avoir des répercussions importantessur le plan personnel et privé, mais aussi sur le plan professionnel. Une dépression peut être la cause d’un trouble de l’érection

Cercle vicieux

Beaucoup d’hommes éprouvent une impuissance passagère, une panne sexuelle qui survient notamment en cas de stress, de surmenage ou de fatigue. Un cercle vicieux est alors susceptible de s’installer : la peur de voir apparaître une autre panne angoisse l’homme qui en est atteint, perturbant ainsi encore davantage l’érection suivante. L’angoisse de la performance et de ne pas obtenir une relation sexuelle satisfaisante et de « ne pas y arriver », entretient l’anomalie, encore épisodique le plus souvent à cette étape.

Ne pas perdre de temps et en parler

Beaucoup d’hommes éprouvent des difficultés à parler de leur sexualité et continuent à souffrir en silence. Ne perdez pas de temps et consultez sans tarder : des traitements existent et peuvent soulager rapidement le problème. Oser en parler à son médecin, c’est déjà aller mieux.

Que les hommes se rassurent, il existe différents types d’érection « aussi bien en terme de qualité que de durée. L’érection, ce n’est pas tout ou rien ».

Et pendant l’acte sexuel, les femmes ne sont pas en train de juger si elle est dure à 90% ou à 95% », tempère le professeur Pierre Costa, sexologue, andrologue et chef du service urologie au CHU de Nîmes.

Un homme peut avoir envie de sa partenaire sans avoir d’érection. S’il n’avait pas cette envie, il n’essaierait d’ailleurs pas de faire l’amour », rappelle Catherine Solano.

Quant aux hommes, ils ont en fait… les mêmes angoisses que leur partenaire. Si je n’assure plus, elle ne va plus m’aimer, elle va me quitter… Seule différence pour Pierre Costa : « la femme pense au présent, tandis que l’homme, au futur. Ils ne sont pas dans le même espace-temps. »

Un homme qui souffre de pannes estime qu’il n’est plus vraiment un homme », ajoute Pierre Costa. La bonne attitude à adopter face à un partenaire blessé dans son estime de lui ? Chercher à le revaloriser. « Lui rappeler qu’il ne compte pas que pour son érection »

Tout homme a déjà été confronté à une panne sexuelle. Stress, fatigue, timidité…

Lorsque la banale panne d’érection devient un trouble véritable, se répétant, introduisant une inconnue insupportable dans la vie sexuelle, la perturbant en profondeur, le moment sexuel n’est plus que doute, inquiétude.La détente, la spontanéité, le temps de jeu, de la sensualité, qui nourrissent habituellement la relation amoureuse, se rétrécissent peu à peu, pour être progressivement remplacés par des scénarios anxieux » nous précise le Dr Hélène Colson, sexologue

La plupart de pannes sexuelles sont psychologiques, c’est peut être votre cas, si, à votre insu, vous continuez à avoir des érections matinales. C’est donc rassurant, ce ne sera que passager.

Pourquoi les hommes sont désemparés devant une panne sexuelle ?

Une chose est certaine, c’est qu’il ne faut pas s’affoler quand le sexe ne répond pas. Ce n’est pas parce que parfois on n’arrive pas à bander, ni à être excitée, que l’on est nul (e) au lit, que l’on n’est pas un mec viril, ou ni une bombe sexuelle, et que l’on aura toutes ces pannes toute la vie. Il faut laisser le mental reprendre son calme.

C’est un problème momentané qui disparaît dès que l’on s’éloigne de ses problèmes (stress, angoisses, fatigue, l’obsession de réussite, etc.…) Plus on pense à un problème, plus on se concentre dessus, plus on fonce vers l’échec.

C’est le virus qu’on a laissé s’introduire dans le disque dur…Il faudra y mettre un autre logiciel, de sérénité, de bonne image de soi, et de lâcher prise ! Et tout reviendra dans l’ordre.

L’angoisse peut arriver aussi lorsqu’un homme à tellement envie que son désir le paralyse, ou alors, il veut donner un plaisir au top, il se met la marche très haute, et là : ça bloque. La confiance en soi est compromise, et l’idée de la séparation commence à arriver.

Stress, déprime, fatigue : les ennemis de la sexualité

Les problèmes psychologiques qui provoquent le plus de troubles de l’érection sont ceux du quotidien. Le stress subi au travail, la déprime quotidienne ou saisonnière, la fatigue intense, l’anxiété des périodes d’examens, les soucis d’ordre médicaux ou familiaux sont les ennemis d’une sexualité épanouie.

Un choc émotionnel ponctuel ou un deuil inattendu peuvent aussi causer une dysfonction érectile : panne sexuelle, impuissance, anorgasmie, anéjaculation, éjaculation précocesecondaire, et surtout baisse de la libido.

Le désir sexuel est en effet la première victime du stress quotidien. L’homme, fatigué par les longues journées parfois anxiogènes, perd tout appétit sexuel dans le courant de la semaine. Mais la libido remonte souvent pendant le week-end et les vacances.

Troubles psychiques : parler pour soigner la dysfonction erectile

Quelle que soit l’origine psychologique de la dysfonction érectile, la solution est dans le dialogue. Soit au sein même du couple, soit avec l’aide d’un médecin, psychologue ou psychothérapeute. Le couple peut aussi envisager d’entamer une sexothérapie pour résoudre ses problèmes.

La peur de ne pas être à la hauteur avec une nouvelle partenaire, l’angoisse de la performance mais aussi l’inexpérience peuvent entraîner des pannes occasionnelles ; celles-ci disparaîtront naturellement en même temps que la complicité, la confiance au sein du couple et l’expérience grandit.

La solution

La meilleure façon de traiter une panne est de commencer par l’analyser. Seul un face-à-face détendu avec soi-même peut être profitable. Il est important de se poser les bonnes questions : « Cela m’arrive-t-il régulièrement ? », « Ces temps-ci, ai-je des soucis qui feraient que je n’ai pas vraiment la tête à ça ? », « Suis-je vraiment dans le désir de ma partenaire ? », « Avais-je vraiment envie de faire l’amour ? ».

L’homme a tendance à considérer son sexe à la fois comme une machine et comme son prolongement narcissique. S’il fonctionne sans faillir, tout va bien ; si un grain de sable enraie la machine, la confiance en soi se lézarde.

Il est également important de ne pas arrêter de faire l’amour en restant « bloqué » sur la panne. Il existe des centaines de caresses pour combler sa partenaire. Les consultations médicales (chez un urologue, un andrologue ou un sexologue) ne s’imposent que si le trouble de l’érection dure plus de trois mois et que l’on finit par redouter la relation sexuelle. De nombreux hommes craignent les moqueries de leur partenaire. Celle-ci doit trouver le juste équilibre entre réconfort (sans être maternante) et dédramatisation (sans pour autant faire de l’humour).

Les pannes sexuelles d’origine psychologique sont réversibles ; le risque est de tomber dans le cercle vicieux de la peur de l’échec, qui ne viendra qu’aggraver le problème. Le mécanisme de l’érection est en effet un mécanisme involontaire. Pour avoir une bonne érection, il ne faut pas avoir peur d’en avoir une mauvaise ; il faut savoir oublier son sexe, se laisser aller à l’érotisme.

Essayer d’accéder au plaisir autrement

« Une des façons de dédramatiser consiste à « faire en sorte de parvenir au plaisir en dépit de cette contre performance de l’autre ». D’une part parce qu’il est toujours frustrant de voir s’interrompre une étreinte bien engagée, d’autre part parce qu’ainsi, on évite de faire porter -voire de reprocher- à l’autre cette responsabilité d’avoir privé sa partenaire du plaisir escompté. Qui dit culpabilité dit en effet également risque d’angoisser lors du prochain essai.

Décrypter le sens de la panne

« On dit parfois que la femme a deux bouches, celle du visage et le vagin, les deux lui permettant d’exprimer un certain nombre d’émotions. Il en est à mon sens de même pour les hommes, estime Gislaine Duboc. Un pénis qui ne parvient pas à se dresser signifie quelque chose. Il peut s’agir de la peur de perdre l’être aimé, l’angoisse d’une relation qui se délite, de ne pas être à la hauteur, etc. » « On peut aussi avoir une panne parce que l’autre en face ne ressent rien, tout en simulant le plaisir ou le désir. L’inconscient devine ce qui est caché ».

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