Il y a quelque chose de très angoissant dans l’état amoureux. Monique Schneider

Non ! L’amour ne nous maintient pas systématiquement dans le drame – même si cela peut présenter de grands risques, puisque nous retombons dans un état de dépendance enfantine. Ce moment amoureux nous offre également la possibilité de réparer cette sensation, vécue à la naissance, de n’être qu’un enfant de plus, l’impression que nous n’étions pas forcément nécessaire. L’amour abolit en même temps qu’il révèle la menace de nullité inscrite en chacun. Jean-Paul Sartre exprime cela très bien quand il dit que la grande joie de l’amour, c’est de se sentir justifié d’exister. Dans la vie courante, nous existons sans trop nous demander pourquoi. Dans l’amour, tout à coup, nous devenons irremplaçable sous le regard de l’autre. Il faut qu’il nous rassure, qu’il nous montre que nous lui sommes nécessaire. Quand Esther s’évanouit devant Assuérus  il ne se détourne pas. Il lui dit : « Vivez, madame. » C’est très beau, car ce que nous attendons de l’autre, c’est effectivement l’ordre de naître. Et il nous le donne avec son amour.

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