Archive | mai 2016

L’homme sage apprend de ses erreurs. Confucius

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Les fascias ont une grande influence sur l’apparence générale du corps.Christophe Carrio

 

Un fascia est une membrane fibro-élastique qui recouvre ou enveloppe une structure anatomique. Il est composé de tissu conjonctif très riche en fibres de collagène. Ils sont connus pour être des structures passives de transmission des contraintes générées par l’activité musculaire ou des forces extérieures au corps.

Il a également été montré qu’ils sont capables de se contracter et d’avoir une influence sur la dynamique musculaire et que leur innervation sensitive participait à la proprioception et à la nociception.

Les fascias « traversent » le muscle comme une toile d’araignée et se rejoignent à l’extrémité pour former les tendons qui attachent le muscle à l’os. La structure qui relie l’os au tendon qu’on appelle le périoste est aussi une forme de fascia, comme le sont les ligaments qui connectent les os entre eux.
Muscles et fascias forment un tout. La qualité des fascias a une grande influence sur l’apparence générale du corps. Des fascias de bonne qualité (homogènes, souples, sans adhérences) donnent immédiatement un coup de jeune à l’enveloppe corporelle.

Les fascias : des tissus qui peuvent souffrir.

Des fascias qui ont perdu leurs propriétés peuvent engendrer divers problèmes comme de la douleur, des spasmes ou des tensions musculaires chroniques, une perturbation du métabolisme du muscle, une gêne articulaire, une mauvaise circulation de la lymphe, ou encore un déséquilibre dans les alignements corporels. Ces problèmes peuvent alors entraîner d’autres conséquences, comme des troubles digestifs, des névralgies, des difficultés respiratoires ou une fatigue générale.

De quoi sont composés les fascias ?

Les fascias sont essentiellement composés d’eau, de deux sortes de protéines appelées collagène et élastine, et de protéoglycanes, qui sont un assemblage complexe de protéines et de glucides :

  • L’eau représente plus de 60 % du poids des fascias et des muscles.
  • Le collagène est une protéine extrêmement solide.
  • L’élastine est à la fois solide mais élastique c’est-à-dire qu’elle est capable d’être étirée et de reprendre sa forme originelle après l’étirement.
  • Les protéoglycanes sont des sortes d’éponges, des structures qui gardent l’eau dans les fascias les maintenant souples. (La glucosamine et la chondroïtine contenues dans certains compléments alimentaires destinés à soulager les douleurs d’arthrose sont des protéoglycanes.)

Si vous n’avez pas suffisamment d’eau dans vos tissus, pas suffisamment de protéoglycanes, si les structures de collagène et d’élastine sont mal alignées ou présentes en trop grande quantité, vos fascias ne sont pas en bonne santé.

Des fascias en bonne santé sont texturés comme du gel, humide, moelleux, glissant, et retenant l’eau comme une éponge. Ainsi plus la concentration en eau est importante, plus les fascias auront une texture gélatineuse.

Fasciathérapie et fasciapulsologie : des approches extrêmement douces

La fasciathérapie comme son nom l’indique porte son action thérapeutique sur les fascias. Le terme « fascia » est un mot latin signifiant bande, bandelette, qui entre dans la langue en 1806 pour désigner les tissus conjonctifs fibro-élastiques formant les enveloppes des différentes structures de l’organisme.

Les thérapies des fascias sont des thérapies manuelles qui s’adressent à la personne dans sa totalité – physique et psychique – et sollicitent les forces d’autorégulation de l’organisme. Les thérapeutes posent les mains sur le corps du sujet et se mettent « à l’écoute » du mouvement naturel des fascias – mouvement extrêmement subtil que l’on peut comparer à une respiration. À partir de l’information perçue par les fascias superficiels, ils pourront évaluer la vitalité des tissus et les blocages qui s’y logent. En raison de la structure en réseau des fascias, ce toucher très sensible est réputé pouvoir déceler des traumatismes partout dans le système fascial, jusque dans les zones que les doigts ne peuvent atteindre.

L’intervention des thérapeutes est aussi délicate que leur mode de diagnostic : avec de très légères pressions, ils cherchent simplement à rétablir le mouvement naturel des fascias, ce qui permettrait de réactiver les forces d’autoguérison. Dans le réseau des fascias, une crispation dans la région du coeur, par exemple, peut créer des douleurs dorsales ou des troubles digestifs. Pour une solution durable à une douleur, même ponctuelle, il est donc nécessaire de rétablir l’équilibre du corps dans son entier. Selon les praticiens, l’écoute et l’étude de cette vie dans le corps offrent un accès aux causes profondes de la maladie et une nouvelle définition de la santé globale.