J’aime la bicyclette pour l’oubli qu’elle donne. J’ai beau marcher, je pense. A bicyclette je vais dans le vent, je ne pense plus, et rien n’est d’un aussi délicieux repos. Emile Zola

C’est vrai à vélo, je ressens moins de pensées obsédantes; celles-ci sont peut-être détournées par le regard sur le paysage, l’attention  portée inconsciemment sur la maîtrise de la bicyclette, l’équilibre. Pédaler, diriger son guidon, le corps est en mouvement, ce qui fait que les pensées bien sûr sont là mais légèrement perturbées par l’engin. Comme disait Zola, rouler dans le vent détend énormément. Grisée par l’air tu as envie de crier, de chanter. Tu te sens bien.

La course à pied c’est autre chose. Tu es là, face à toi même. C’est alors que les pensées t’envahissent, te torturent. Tu essaies de te concentrer sur ton corps, sur ce que tu ressens, sur tes pieds leurs appuis sur le sol,sur ta respiration, mais cela ne dure pas. Ton esprit vagabonde. 

Après peut-être, comme dans la méditation, il faut laisser les pensées venir comme des nuages dans un ciel serein, et les laisser repartir…

Victoire Kephale

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