Archive | mars 2017

Tu m’as répondu : oui nous sommes au printemps, mais moi je suis en hiver car je suis loin de toi. Je t’aime.

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Pourquoi au printemps et en automne les changement de saison sont-ils si difficiles à passer ?

Il y a trois grandes raisons à cela. La première est physiologique. Pendant la fin de l’automne et pendant l’hiver, nous manquons profondément de photons du soleil, que nous captons à travers la rétine des yeux et qui vont dans les nerfs optiques et surtout dans l’hypophyse et la glande pinéale (épiphyse). Les phases d’action de la lumière solaire sur la rétine étant de plus en plus courtes, la production de mélatonine par l’hypophyse augmente, ce qui provoque la passivité des glandes du groupe yang et l’hyperactivité des glandes du groupe yin dans le corps. Ce déficit en photons cause un disfonctionnement de l’équilibre hormonal entre ces deux glandes et par la suite entre toutes les glandes yin et yang du corps Ce changement hormonal provoque la diminution des processus fonctionnels : l’activité baisse dans tous les systèmes du corps et il se produit une accumulation des ressources matérielles et énergétiques à l’intérieur des organes et des cellules.

Ce phénomène naturel est accentué avec la vie moderne pauvre en lumière naturelle. Un homme contemporain, un citadin, passe presque toute la journée sur son lieu de travail, dans un lieu fermé. Il se rend ensuite chez lui, dans un immeuble dans lequel la lumière du soleil pénètre avec difficulté, même en été. En hiver, les gens sont tout le temps obligés d’utiliser la lumière électrique, qui ne procure pas les réactions hormonales nécessaires pour le corps.

C’est la première cause physiologique : le corps s’affaiblit fonctionnellement de plus en plus, accumulant des matières cellulaires grasses et énergétiques inutiles.

La deuxième cause est liée au changement climatique. Lors du passage en hiver, le  de vie de chaque cellule, de chaque système du corps ralentit. Ce ralentissement de la vitesse du métabolisme cellulaire provoque la stagnation de l’énergie à l’intérieur des cellules. En effet, dès que la température qui nous entoure est inférieure à 6 °C, même si nous portons des vêtements chauds, cela provoque la tension des membranes cellulaires et le ralentissement des échanges intra et inter-cellulaires. L’énergie se cache dans les noyaux cellulaires et l’espace inter-cellulaire, qu’on appelle plasma, devient de plus en plus passif. Les organes pleins (foie, rate, reins, cœur) accumulent dans leurs tissus les matières nutritives. En même temps, ils éliminent à un rythme beaucoup plus faible les déchets liés à leur activité, provoquant l’augmentation des toxines à l’intérieure des organes, alors même que la volonté et la possibilité d’évacuer les toxines diminuent de plus en plus pendant l’hiver.
La deuxième cause, c’est donc l’auto-intoxication de l’organisme pendant le refroidissement de l’atmosphère environnante.

La troisième cause est énergétique. En automne la Terre inspire l’énergie qui l’entourait jusqu’alors. On peut dire qu’il y a une inspiration de l’énergie par les poumons de la Terre, ce qui affaiblit les organismes vivants. Au printemps et en été, la Terre expire l’énergie et renforce ainsi les organismes vivants. C’est pour cette raison que selon le calendrier chinois, le 5 mars est la fête du réveil des insectes. C’est à partir de ce jour, à partir de cette période, que la Terre commence à expirer l’énergie.

A ce moment, l’organisme humain, privé de la lumière du jour en hiver, alourdi par des excès de nourriture, empoisonné par les miasmes et par les déchets toxiques, se trouve dans une sorte de léthargie, dans un état de faiblesse physiologique et surtout psychologique. Cet état est très marqué au mois de février. Au mois de mars, le changement de saison se produit souvent trop vite du point de vue du changement des processus psycho-physiologiques intérieurs. La débâcle se manifeste par de forts flux d’énergie dans les tissus, lesquels rejettent dans l’espace inter-cellulaire les poisons et les toxines qui empêchent le corps de travailler activement. Ces différents rejets des cellules se mélangent dans un inimaginable cocktail dont l’évacuation nécessite 6 à 9 jours, si les conditions favorables sont réunies : possibilité d’être en vacances, en plein air et d’avoir une bonne activité physique. Avec une activité normale, cette évacuation peut durer un mois. Naturellement, un tel travail de changement brutal de ressourcement énergétique de la Terre prend le corps à l’improviste. S’il n’a pas coïncidé avec une période favorable de notre vie, le processus d’expulsion des toxines dans le plasma inter-cellulaire gêne le corps. Il exprime alors son impuissance et son irritation à travers des processus d’irritation locale ou à travers des crises psychologiques. On peut dire que le corps surchargé par les poisons n’a pas réussi à entrer dans le rythme de l’atmosphère énergétique environnante.

Pour éviter cela, nous devons, dès le mois de février, veiller à nous remplir et à nous enrichir avec l’oxygène et avec la lumière du soleil, à travers la rétine des yeux (attention, pour protéger les yeux, il ne faut pas regarder le soleil avec les yeux ouverts mais prendre la lumière à travers les paupières fermées). Si nous nous promenons plus souvent dehors, si pendant l’hiver nous essayons plus souvent de prendre la lumière du soleil à travers les yeux (à travers les paupières fermées), au lever du soleil, au milieu de la journée et au soleil couchant, cela nous permet de capter plus de photons et de stimuler l’épiphyse et la production de la sérotonine. Cette harmone nous aide à soutenir les fonctions normales des systèmes du corps. Ainsi nous pouvons supporter plus facilement les deux autres causes (inspiration et expiration énergétique de la Terre) qui nous vident ou nous remplissent avec l’énergie. Ainsi nous réagissons moins aux excès et aux processus internes qui nous alourdissent par la production de toxines. L’activité physique, les enchaînements de qi gong, le travail sur les articulations, sur la colonne vertébrale, la dynamique de réchauffement du corps par l’oxygène et la lumière, constituent le meilleur remède pendant la crise des saisons.

Pourquoi notre corps obéit aux saisons

D’avril à octobre, on stocke ses réserves

Le corps est un écureuil prévoyant. Quand nous savourons les premiers rayons du printemps, il prépare déjà l’épreuve hivernale. D’avril à octobre, il stocke des réserves alimentaires. Notre poids est alors à son maximum car l’organisme « assimile » plus pour faire des réserves de nutriments qu’il brûlera l’hiver, à la manière des mammifères hibernants engrangeant sucres etb graisses dans leur corps pour dormir des mois sans devoir chercher à manger. L’organisme utilise aussi de façon différente les trois sources d’énergie – sucres, graisses, protéines – que l’alimentation lui fournit.

Selon les mois de l’année, il change de « carburant » : entre le milieu de l’été et la mi-automne, il brûle plus volontiers des sucres alors que, l’hiver, son « fuel » préféré devient les graisses. On perdrait donc spontanément un peu de poids durant cette dernière période. Les régimes proposés au printemps pour affiner ses formes avant les vacances seraient-ils des contresens biologiques ?

L’automne, une des saisons à risques

L’adaptation de nos rythmes biologiques aux cycles des saisons ne se fait jamais de façon brutale, l’organisme ayant toujours de l’avance par rapport au calendrier. Quelle que soit la couleur du ciel ou la température de l’air, le mécanisme interne d’adaptation est déjà en route. « Même si nous avons perdu beaucoup de qualités instinctives et adaptatives, constate le Dr Christian Duraffourd, généraliste et spécialiste de médecine fonctionnelle, nous restons des animaux de saison, soumis aux cycles naturels. »

Ceux du printemps et de l’automne seraient les plus marqués et, de ce fait, une source possible de déséquilibre pour les gens fragiles. « Ils doivent fournir plus d’efforts, ce qui peut entraîner une augmentation des déséquilibres préexistants et favoriser le développement de certaines maladies. »

Oui aux longues vacances en hiver

Néanmoins, l’hiver reste la saison de tous les dangers. Ce n’est pas une question de froid ou de virulence des germes, mais d’extrême vulnérabilité des défenses de l’organisme à cette époque de l’année. Les immunoglobulines du plasma sanguin sont alors très basses, et notre système immunitaire nous défend beaucoup moins efficacement contre les « envahisseurs ».

Il y a moins d’un siècle, nos ancêtres paysans se reposaient l’hiver, en même temps que la nature. Aujourd’hui, au contraire, c’est pendant l’été que nous prenons une longue plage de repos. Or, nous ne sommes faits ni biologiquement ni rythmiquement parlant pour travailler physiquement et dépenser de l’énergie pendant la mauvaise saison. Les statistiques des chronoépidémiologistes français et américains le montrent clairement : la mortalité et l’invalidité dues à des accidents vasculaires cérébraux, cardiaques et pulmonaires sont deux à trois fois plus fréquentes en hiver qu’en été. Le chauffage hivernal n’arrange rien, créant des pics de pollution au moment précis où nos capacités de résistance sont au plus bas.

Synchroniser nos horloges internes

Comment vivre plus en harmonie avec les rythmes de la nature qui sont aussi les nôtres? En synchronisant nos horloges internes dans notre vie quotidienne. Elles tournent toutes seules, mais le système de remise à l’heure provient de signaux de l’environnement tels que le lever du soleil et la tombée de la nuit. Or, la vie urbaine brouille les compteurs en prolongeant l’activité nocturne et en nous éloignant de la lumière du jour, et la majorité des gens souffre de ces perturbations. Il faut donc que notre organisme retrouve son rythme sur vingt-quatre heures, avec les pics et les creux à la bonne plage horaire. Les méthodes sont simples, « si simples, plaisante Alain Reinberg, que personne ne pense à les appliquer. ». Exemple : se lever et se coucher toujours à la même heure est essentiel.

De plus, la vie urbaine sous-expose la plupart d’entre nous au soleil pendant onze mois de l’année, au détriment de la santé de notre peau (une étude vient en effet de révéler des carences en vitamine D – synthétisée par la peau sous l’action du soleil – chez les habitants de la moitié nord de la France). Pour se sentir bien, il faut essayer de profiter au maximum de la lumière naturelle en marchant en plein air le plus souvent possible, et ce en toutes saisons. Le soleil est un médicament précieux, dont nous avons un besoin vital.

 

Cette horloge qui rythme l’organisme

Pourquoi dormez-vous mal la nuit ? Pourquoi vous sentez-vous déprimé en hiver ? Peut-être votre « horloge biologique » est-elle déréglée. Une zone de notre cerveau bat comme un métronome et donne la mesure à notre organisme.

Ce sont de petits animaux, des lémuriens du nom de microcèbe (Microcebus murinus), qui fourniront peut-être la réponse. Des études récentes menées au Laboratoire d’Écologie Générale montrent qu’il est possible de leurrer l’horloge biologique afin de leur faire croire que les années ont raccourci de plus de moitié. Résultat : les animaux vieillissent prématurément. À l’inverse, pourrait-on lui faire croire que les jours s’allongent ? On parviendrait alors à ralentir l’apparition des signes du vieillissement. On détiendrait l’un de ces secrets de jouvence dont l’humanité n’a jamais cessé de rêver.

Oui, le corps de l’homme abrite bien une horloge biologique. « Elle se situe dans le cerveau, à la base de l’hypothalamus, indique Fabienne Aujard, chronobiologiste au Laboratoire d’Écologie Générale. Plus exactement au niveau de deux petites structures constituées  chacune de 10.000 cellules nerveuses, les neurones »

Cette horloge biologique pourrait-elle avoir une action sur notre longévité ? Après tout, si on parvenait à ralentir le tempo qui rythme notre organisme, nous pourrions peut-être vivre plus longtemps.


Que conclure ?
Que l’horloge biologique joue un rôle dans la vitesse à laquelle les signes du vieillissement apparaissent. Qu’il devrait être possible d’agir sur elle, de manière médicamenteuse ou autre, pour réguler son fonctionnement. Déjà, on donne de la mélatonine, une hormone produite la nuit par l’organisme, à ceux qui voyagent beaucoup et ont besoin de se « resynchroniser » en cas de décalage horaire.