Le printemps, une saison violente pour l’organisme

Plus de lumière
Entre le solstice d’hiver et le solstice d’été, il y a huit heures de décalage. En hiver, près de 8 heures de lumière, contre 16 l’été. C’est au mois de mars, au début du printemps que le temps de soleil par jour augmente le plus rapidement, notre corps doit s’adapter.

Fatigue mais enthousiasme
L’organisme suit en effet la lumière du jour. C’est au printemps que se fait le plus de modifications. Il y a environ 4 minutes de soleil de plus par jour.  A la fin de la semaine cela fait un total de près d’une demie heure en plus.L’organisme doit donc s’adapter, et ça le fatigue. Le printemps, c’est même la saison avec l’automne où on est le plus épuisé. Mais on ne le sent pas forcément car avec la lumière du soleil, on se sent plus enthousiaste. A l’automne, c’est l’inverse, le corps doit s’adapter à la diminution de la lumière du jour mais comme il y a moins de lumière, on déprime.

Davantage malade
C’est également le moment où on risque le plus d’être malade. En mars/avril, il y a une «baisse des défenses immunitaires», explique Martine Perret et donc un «pic des maladies infectieuses». L’organisme est plus sensible aux virus qu’en hiver où les défenses immunitaires sont beaucoup plus fortes.

La pression artérielle varie aussi suivant les saisons. Au printemps, elle atteint son maximum. C’est le moment où l’on risque le plus un accident cardio-vasculaire. Dans la médecine chinoise, le printemps est la saison où le foie et les muscles sont les plus stimulés. C’est pour ça qu’en Chine cette saison est associée à la colère, à l’ardeur. «Ce n’est pas un hasard si toutes les grandes manifestations ont lieu à cette période là de l’année», glisse Martine Perret.

Attentions aux fractures! Les os sont plus fragiles également. A la fin de l’hiver, on n’a plus de vitamine D, qui sert à fixer le calcium pour la consolidation des os. Elle a besoin de la lumière pour être synthétisée. En hiver, ce mécanisme est plus lent. Donc au début du printemps, le corps est en carence.

Les saisons ont eu beaucoup d’influence sur l’homme.

Si on écoutait notre corps, on ne vivrait pas sur notre rythme actuel. Quelques siècles plus tôt, les gens se couchait avec le soleil, donc ils dormaient en hivers très tôt et en été plus tard. Aujourd’hui avec la lumière artificielle, nos rythmes naturels sont complètement bousculés.

Aurélie Erhel

 

 

 

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