Archive | février 2018

Notre cerveau est encore plus fabuleux qu’on le croyait : il est totalement élastique !

Même âgé, handicapé, partiellement amputé, le système nerveux central peut se reconstituer. Il est aussi totalement social, il donne sa pleine mesure en entrant en résonnance avec d’autres : nous sommes constitués pour entrer en empathie avec autrui.

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La méditation recable des circuits neuronaux (c’est-à-dire créer de nouveaux réseaux), ce qui produit des effets salutaires sur l’esprit et le cerveau mais aussi sur le corps tout entier.

Quand vous méditez tous les jours, de 30 à 40 minutes, explique Antoine Lutz, chercheur en neurosciences, cela va avoir un effet physiologique sur le cerveau. Le cerveau d’une personne déprimée présente une hyperactivation de certaines régions cognitives. A l’inverse, la neuroplasticité peut permettre de changer des habitudes mentales, permettre la déconnection de certains réseaux et changer la structure même du cerveau. Des effets sont notés dans des études cliniques sur des expériences de huit semaines, à raison d’une heure par jour 

Mécanismes cérébraux de la méditation :

  • Meilleure stabilité émotionnelle

Le volume de l’amygdale qui est anormalement active dans les états anxieux et dépressifs (zone d’où sont lancés notamment les messages d’alerte émotionnelle, zone impliquée dans la peur, le stress, l’agressivité) est diminué.

  • Augmentation de l’épaisseur corticale

L’épaisseur corticale est augmentée dans l’insula antérieure impliquée dans la conscience intéroceptive et dans l’évaluation de l’intensité de la douleur ainsi que dans le cortex préfrontal qui est impliqué dans les processus attentionnels.

 

  • Augmentation du volume de matière grise

La substance grise est augmentée dans les aires cérébrales impliquées dans les processus d’apprentissage et de mémoire, dans la régulation des émotions : ces zones sont l’hippocampe gauche (régulation de l’émotion, apprentissage, mémoire), le cortex cingulaire postérieur, la jonction temporo-pariétale et le cervelet.

  • Protection contre le vieillissement cellulaire

La méditation contribue à augmenter l’activité des télomères. Les télomères, situés à l’extrémité de nos chromosomes, sont porteurs de notre patrimoine génétique. La méditation augmente l’efficacité de l’enzyme qu’ils libèrent, la télomérase, ce qui a un effet sur la viabilité des cellules à long terme, longévité diminuant avec le stress chronique.

  • Modulation des mécanismes cérébraux de la douleur

Réduction de l’intensité douloureuse ressentie et réduction du caractère déplaisant de la douleur (réduction de la composante émotionnelle de la douleur chez les patients douloureux c’est-à-dire qu’ils la sentent encore mais sont moins dérangés par elle).

Effets extra-cérébraux de la méditation :

La méditation modifie les taux circulants de neurotransmetteurs « classiques » :

  • Augmentation de la sérotonine et de la dopamine
  • Diminution de la noradrénaline

La méditation régule le système immunitaire en stimulant la production de globules blancs qui luttent contre les virus et bactéries.

 

 

Méditer pour réparer notre cerveau ?

Les changements les plus décisifs furent constatés dans l’hippocampe et l’amygdale, deux structures du système limbique. L’hippocampe est impliqué dans l’attention, la mémoire spatiale, le contrôle de l’humeur et la navigation. Or puisque ce que nous définissons comme étant la réalité est le fruit d’une activité cérébrale impulsée par des signaux envoyés aux cerveaux entre autres par nos organes sensoriels. L’hippocampe est donc une pièce maîtresse de notre capacité à construire une représentation du monde. L’amygdale ou le complexe amygdalien est quant à lui, essentiel dans le décodage des stimuli menaçant l’organisme et la mise en place d’une réponse adéquate, puisqu’il gère entre autres les réactions face à un danger, la peur et l’anxiété. Une ablation ou altération de l’amygdale entraîne une incapacité à exprimer ses émotions, et à ressentir de la peur.

Il est fascinant de voir la plasticité du cerveau et que, en pratiquant la méditation, nous pouvons jouer un rôle actif dans l’évolution du cerveau et augmenter notre bien-être et qualité de vie.

Or avec la méditation on découvre une réorganisation du cerveau, et surtout dans l’hippocampe une neurogenèse, c’est-à-dire la formation de nouveaux neurones. C’est cette neurogenèse qui permet à cette structure du cerveau d’augmenter son volume. En plus de nous signifier combien la configuration neuronale et les performances cérébrales sont tributaires de nos habitudes quotidiennes, la plasticité cérébrale introduit la possibilité d’un accroissement de notre attention et donc d’acquérir des informations supplémentaires sur le réel dont nous pouvons davantage prendre conscience.

Comment la méditation impacte-t-elle notre cerveau et l’ensemble de notre organisme ? Cette pratique aurait-elle-même des vertus thérapeutiques ?

Notre cerveau est plastique

Nos neurones se remodèlent et se reconnectent jusqu’à la fin de notre vie. On a la preuve aujourd’hui que presque n’importe quelle zone du cerveau est modelable, au prix d’efforts certes puissants mais accessibles. Ainsi, les zones corticales spécialisées dans une fonction sensorielle (toucher, vision, …) ou motrice peuvent se remplacer les unes les autres. Certaines personnes fonctionnent par exemple avec un demi cerveau !

Ah, vous avez l’apnée du sommeil, dites-moi ce qui vous étouffe dans la vie ! un médecin.

Le sommeil reflète la vie, la vie reflète le sommeil. Donc je pense que si on étouffe dans la vie au figuré (au travail, dans son couple), le corps somatise cela la nuit d’une façon ou d’une autre et vous donne une espèce d’avertissement en vous faisant suffoquer. Mon apnée semblait me dire : « Réveille-toi ! Ne t’endors pas et réfléchis à ce qui ne va pas ! »