Archive | mars 2018

C.A.R.E L’équilibre entre la circulation, l’assimilation, la relaxation et l’élimination engendre guérison, santé et longévité. Edgar Cayce

C comme circulation

La circulation. Elle s’avère capitale dans les mécanismes de régénération du corps. En conséquence, la stimuler par des exercices physiques, des massages ou des manipulations thérapeutiques, telles que celles pratiquées en chiropractie et en ostéopathie, renforce considérablement les processus naturels de guérison.

A comme Assimilation

L’assimilation. Elle représente la manière dont le corps digère la nourriture et répartit les substances nutritives. D’une part, l’assimilation dépend du régime alimentaire : selon les lectures, ce dernier devrait se composer de vingt pour cent d’aliments « acides » (c’est-à-dire qui acidifient l’organisme), de quatre-vingt pour cent d’aliments « alcalins », ainsi que d’un litre et demi ou deux litres d’eau par jour. D’autre part, elle dépend de la façon de préparer et de combiner les denrées. Par exemple, les lectures invitent à consommer régulièrement céréales et agrumes, toutefois jamais au même repas étant donné leur incompatibilité durant la digestion.

R comme relaxation

La relaxation. Celle-ci inclut assez de sommeil, mais également du temps libre et des loisirs. Cayce affirma dans une lecture :
« Cet état provient de ce que l’on pourrait appeler des déséquilibres d’ordre professionnel : insuffisance de soleil et de dépenses physiques ; trop de travail intellectuel, alors qu’il faudrait maintenir la juste mesure entre l’âme, l’esprit et le corps. La personne qui n’accorde aucune place dans sa vie à la détente et à l’harmonisation de chaque aspect de son être, se leurre et devra tôt ou tard en payer le prix. »
 
E comme élimination
L’élimination. Il est indispensable que le corps se débarrasse de ses toxines et purifie ses organes internes pour fonctionner normalement. Alimentation adéquate, beaucoup d’eau par voie orale, mouvements respiratoires, exercice physique tel que la marche, bains de vapeur et lavements intestinaux assurent de bons mécanismes d’élimination. Cayce insistait sur l’importance d’aller à la selle tous les jours.

 

 

Chronique d’une mort assurée.

Quand je repasse le film de ses derniers instants, je me rend compte que tout à contribué à vivre son dernier moment. Comme si c’était programmé.

Jaya était dans la voiture, elle aurait dû y rester. La voiture aurait dû être garée dans l’autre sens comme d’habitude.

Je suis sortie la laissant à l’intérieur devant. Puis j’ai ouvert la porte latérale. En effet, j’ai vu un chat traversé la route sur ma gauche. En prenant des affaires, j’ai tourné ma tête à droite et là j’ai vu Jaya qui traversait la route, puis la voiture, le choc… J’ai tout de suite réalisé qu’il y avait un blême… Je me suis précipitée, son petit coeur battait encore. La voiture s’est arrêtée plus loin, la conductrice nous a dit qu’elle n’avait pu l’éviter, qu’elle était désolée. Une voisine qui jardinait à accouru. Jaya avait les yeux hagards, mais son coeur battait. La voisine est montée devant dans la voiture pour nous montrer où était le plus proche vétérinaire. Moi derrière, sa tête sur mes genoux, je la caressais, lui parlais. Puis  quelques soubresauts et j’ai su que c’était fini. La véto et son stéthoscope ont confirmé la chose…

J’ai enfin entendu mon téléphone sonné. C’était un sms de ma fille qui avait vu notre voiture garée devant chez elle, qui avait ouvert le portail, elle savait que nous allions arriver, puis tout à coup plus de voiture, le téléphone ne répondait pas, elle ne comprenais pas. Je l’ai appelé pour lui dire ce qu’il en était et que Jaya était morte. Qu’on allait revenir…

J’ai su après que le chat enfermé dans le garage, venait juste d’être relâché. Et Jaya aimait courir après les oiseaux et bien sûr les chats. En allant sur la banquette arrière, elle l’a vu comme moi certainement et elle est sortie de la voiture. Je ne l’ai pas vu sortir.

Elle était comme cela, vive, aux aguets…

Victoire Kephale

Comment tromper son cerveau

L’expression des émotions est une voie à double sens.

Notre cerveau prête attention à ce que notre corps fait, et cela affecte nos émotions. Ainsi, le simple fait de sourire, même sans motif particulier, donne au corps un moment de bonheur qui possède de nombreux bienfaits.

En effet, bien qu’il soit parfois difficile de contrôler nos émotions, il est beaucoup plus facile de contrôler nos muscles : alors SOURIEZ

Prier c’est méditer ?

En quoi se différencie-t-elle de la prière ?

Dans la prière, on s’adresse à quelqu’un – Dieu – et il y a une intention : demander, remercier, célébrer… On utilise des mots. Dans la méditation de pleine conscience, il s’agit de se rendre présent à ce qui est là, à soi, à sa respiration, à ses pensées. Autant dire que cela semble se situer à l’opposé : on ne s’adresse à personne, on n’attend rien, on essaye d’être dans ce qu’on éprouve, sans avoir besoin de recourir à des mots. Ces pratiques semblent donc contradictoires.

Pourtant, je pense qu’en réalité, elles sont très complémentaires. Il me semble que notre prière ne peut pas être profonde, juste, monter vers Dieu, si elle n’est pas précédée d’un temps où l’on fait silence, où l’on se libère de ses cogitations.

Priez-vous ? Et, si oui, comment articulez-vous prière et méditation ?

D’abord je médite, pour me rendre présent au moment, puis je prie. Il m’arrive aussi de simplement vouloir méditer, sans avoir l’intention de prier. Je m’assieds, je ferme les yeux… et, sans que je m’y attende, me voilà emporté. J’ai soudain le sentiment d’appartenir au monde, l’impression que les frontières entre ma petite personne et l’Univers deviennent poreuses, un sentiment d’interrogation existentielle m’étreint : « Pourquoi suis-je ici à respirer ? » Apparaissent ainsi parfois des états qui appellent la prière, les sentiments de gratitude, de transcendance.

Moi, je suis chrétien, donc je me dis : « Tu as ouvert ton âme à plus grand que toi, tu ressens, de façon très simple, que tu es un petit récepteur et qu’il existe un grand émetteur qui envoie des signaux. » Je pense que la méditation est bonne pour la foi. C’est une manière d’approfondir sa prière, de l’ouvrir à de nouvelles voies, peut-être avec moins de mots et davantage de ressenti corporel. N’hésitez pas, allez-y !

Comment pouvons-nous associer prière et méditation ?

Je pense que pour nous, gens ordinaires, tout est affaire de régularité et de répétition. Par exemple, lorsque l’on s’assoit face à la mer, on est d’abord dans la simple présence apaisée. Mais si l’on reste un peu, on peut ressentir de la reconnaissance envers le Dieu qui nous permet de vivre cet instant. Puis, si l’on pousse encore un peu, le sentiment de Sa présence en nous et autour de nous.

Quand je médite, souvent, je franchis trois étapes : corps, esprit, âme. Quoi qu’il arrive, je commence par prendre conscience de mon corps : dans quel état il est, ce que je ressens, comment je respire. Puis j’examine mes idées : de quoi j’ai envie, ce qui me préoccupe. Parfois, tout cela suffit à nourrir ma méditation, notamment quand je suis soucieux ou anxieux.

Mais parfois, je sens qu’il faut que je pousse encore plus loin. J’essaie de m’ouvrir à plus grand que moi, de me dire : « Tout est bien. N’aie peur de rien, continue d’avancer. » Parfois, je me dis : « De toute façon, tu es dans la main de Dieu. Donc fais de ton mieux et accepte de te laisser porter. Respire, souris, remercie pour tout ce qui t’a déjà été donné. » Là, je ne suis pas dans la méditation pure, mais dans la prière. Je m’accroche au bas de la robe de Dieu !

Qu’a apporté la méditation à votre vie spirituelle ?

Elle l’a considérablement enrichie. Dès que l’on nourrit sa vie intérieure par la méditation, on aboutit à des interrogations d’ordre spirituel. En ce sens, la méditation a réactivé, nourri, multiplié mes temps de prière. Chaque soir, quand je songe aux bonnes choses que j’ai vécues durant la journée, je passe rapidement « en mode prière ». Je repense à trois moments agréables et je dis : « Merci, Seigneur, Tu m’as permis de vivre cela. » Quand j’ai l’impression que je peux mourir, et que cela n’a pas lieu, je Le remercie.

Il y a quelque temps, j’attendais des résultats médicaux à l’issue très incertaine. Je suis allé prier dans la chapelle de l’hôpital. J’ai médité puis j’ai remercié. J’ai dit : « Je ne sais pas ce qui va m’arriver, je Te fais confiance. Mais quoi qu’il m’arrive, merci de m’avoir permis de vivre tout ce que j’ai vécu. » Je crois vraiment que la méditation m’a aidé à aller plus souvent à la rencontre de moments comme ceux-là.

Après avoir médité, parfois je prends la Bible. Je vais chercher des passages que j’explore à l’infini. Mes préférés sont les Psaumes, le Livre des proverbes, l’Ecclésiaste et le Livre de Jérémie.

La méditation n’a pas pour vocation de se substituer à la prière mais de la rendre plus profonde et plus féconde

 

En quoi la méditation peut-elle aider les chrétiens dans leur foi ?

La méditation de pleine conscience, laïque, a occupé une place délaissée petit à petit par la tradition chrétienne. Aujourd’hui, l’Église s’aperçoit qu’elle n’a pas vu venir la vague méditative, qui répond à un besoin d’intériorité. Au croyant, je dirais volontiers la même chose qu’à un patient : méditer ne remplacera pas les soins mais va s’y ajouter. De même, la méditation n’a pas pour vocation de se substituer à la prière mais de la rendre plus profonde et plus féconde.

 Christophe André

La méditation, porte d’entrée de la prière

La méditation est présente dans la tradition chrétienne depuis toujours, car dès lors qu’il s’agit de prier, se pose la question : comment accéder à la prière ? La méditation est la porte d’entrée dans la prière. Après l’écoute de la parole de Dieu, c’est le premier pas vers la profondeur. On se recueille, on rassemble ses facultés, tout son être, pour se mettre à l’écoute de la présence de Dieu.

Elle aide à passer de l’extériorité à l’intériorité, de l’état d’agitation à ­l’attention. Car la présence de Dieu ne se laisse pas découvrir facilement ! Il faut apprendre à faire silence.

Cela dit, celui qui a l’habitude de prier n’en a peut-être pas besoin. Pour certains, cet état d’attention et de présence est naturel. Entrer dans la prière leur est plus facile.

Comment la méditation chrétienne a-t-elle été élaborée ?

É. C. : Dès les IIIe et IV siècles, cette question est au cœur de la quête des Pères du désert. Jean Cassien, au Ve  siècle, donne un début de méthode issue des visites dans de nombreux monastères. Il constate que « notre pensée s’évade », que « notre attention s’évanouit » parce que nous n’avons rien à quoi « ramener notre esprit vagabond » (2). Il propose une manière de prier, devenue la « prière de Jésus » : « Ô Dieu, viens à mon aide, hâte-toi de nous secourir » (Ps 70).

Dans le même temps, il y a un attrait pour la méditation orientale. Quelle est la spécificité chrétienne ?

É. C. : Dans le christianisme, il n’y a pas d’autre voie que le Christ pour aller à Dieu. Méditer, pour un chrétien, c’est donc entrer en soi pour chercher Dieu. Méditer n’est pas faire le vide, mais « ruminer » la parole de Dieu et la vie du Christ. Cela dit, entre chrétiens et ­bouddhistes, le besoin de quitter l’agitation et la dispersion est le même. On recherche le calme en stabilisant le corps dans une position assise, en apaisant sa respiration. L’entraînement à l’intériorité est universel. Ce qui change, c’est la finalité. À savoir, pour les chrétiens : l’union avec Dieu.

► La méditation de pleine conscience attire largement. Pourquoi ?

É. C. : Cet attrait témoigne de la très grande demande actuelle d’intériorité, d’un besoin de se libérer de l’extrême agitation qui règne dans notre quotidien. Face à l’omniprésence du « faire », l’homme prend conscience de son manque « d’être » et de la superficialité. La méditation de pleine conscience vise à apprendre à être présent au présent, dans un état d’attention. Mais elle n’a pas de visée religieuse. Ce n’est pas un acte de prière. Tout le monde peut la pratiquer.

Élyane Casalonga 

Peu importe la durée, seule la régularité compte. On peut s’y adonner en marchant, en courant, en se brossant les dents, avant d’aller dormir…

La méditation de pleine conscience consiste à se focaliser sur l’instant présent, sur ses sensations internes et perceptions. Ce n’est pas une pratique de relaxation. Elle consiste à être plus présent à soi et au monde, à se laisser envahir par les bruits et les odeurs de l’environnement ainsi que par ses propres sensations.