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NAISSANCE D’UN POTIRON ET RECOLTE

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jardin problèmes La seule chose importante

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LA FEVE

Au Moyen Âge, la fève était réputée pour ses vertus aphrodisiaques. On lui reconnaissait aussi des propriétés diurétiques. Pendant des siècles, les médecins ont utilisé les cendres des tiges et des gousses pour endormir les douleurs urinaires. On a ensuite préconisé l’infusion des fleurs pour traiter les pyélonéphrites et les rhumatismes.

Sous l’Antiquité, c’est la fève qui servait à désigner les rois élus. Elle demeure aujourd’hui le symbole d’une éphémère royauté quand on  « tire les rois » le jour de l’Épiphanie.

A consommer cuites ou crues, les fèves se sèment au début de l’automne dans l’Ouest et le Midi, au printemps dans les autres régions. Comptez une vingtaine de grains au mètre carré.

Conseil :
La fève est la plante-hôte par excellence du puceron noir. Intervenez dès l’apparition des premières colonies pour éviter une chute de rendement. En revanche, la fève peut être utilisée justement dans le jardin pour recueillir ces pucerons qui délaisseront ainsi les autres plantes.

La fève et ses bienfaits sur la santé

  • On utilise les fleurs de la fève pour calmer les douleurs dues aux coliques néphrétiques, affections aiguës des reins, lithiases urinaires et inflammations vésiculaires des prostatiques.
  • Quant aux gousses, certains les conseillent pour lutter contre l’albuminurie (albumine dans les urines).
  • Attention au favisme : consommées crues, longtemps et en grande quantité, les fèves peuvent provoquer une dangereuse anémie. Mais rassurez-vous, elles se montrent toxiques seulement sur certaines personnes, porteuses d’une mutation héréditaire et qui ne possèdent pas l’enzyme digestive qui réduit normalement les substances hémolytiques (qui détruisent les globules rouges) contenues dans les graines.
  • Idée gourmande :C’est dans le cassoulet qu’on la connaît le mieux. En Afrique du Nord, ils la dégustent à la croque-au-sel ou grillées. Mais testez-la donc au jambon ! Cuisez les fèves à l’eau frémissante salée, retirez la peau, ajoutez des dés de jambon à l’os, un peu de beurre et de sarriette ciselée. Régalez-vous !

Plantation de l’Acacia

Étymologie : « acacia » vient du grec akis, « pointe », à cause des épines. « Mimosa » est son nom dans le Midi de la France. Le nom Acacia s’est écrit avec deux c (« Accacia ») jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. C’est Malherbes, grand défenseur de la langue française, qui propose d’écrire Acacia avec un seul « c ».
Origine : Australie. Le Mimosa est cultivé sur la côte d’Azur à partir de 1850.
Espèces : 600 espèces, fréquentes dans les terres arides, notamment en Afrique (voir ci-dessous). Le Mimosa quatre saisons, Acacia retinodes, fleurit plusieurs fois dans l’année, d’où son nom populaire. Safeuille (à droite) est simple contrairement à l’Acacia dont la feuille est bipennée.

Impropement appelé « acacia », le robinier est un arbre très commun sur tout le territoire. Et pour cause….on ignore souvent qu’il s’agit d’une espèce introduite de longue date, au comportement souvent envahissant. Le robinier n’en reste pas moins une excellente plante mellifère, très appréciée des abeilles.

Stratégie d’attraction et de pollinisation

Comme chez toutes les Fabacées, la morphologie des fleurs du robinier est particulièrement adaptée à la pollinisation par les Hymé- noptères. La tache jaune de l’étendard réfléchit fortement les UV et constitue un guide nectarifère particulièrement visible pour la rétine des Hyménoptères, tandis que la carène et les ailes servent de piste d’atterrissage. La carène, cédant brusquement sous le poids de l’insecte s’insinuant au fond de la corolle afin d’atteindre le nectar, joue le rôle de gâchette, provoquant la libération brutale des pièces fertiles, ce qui projette le pollen sous son abdomen. L’insecte assurera ainsi à son insu la pollinisation du robinier.

Intérêt apicole

Les robiniers croissant souvent en grand nombre et déployant au printemps une profusion de fleurs parfumées et particulièrement nectarifères, ils sont assidûment visités par les abeilles, qui y récoltent activement nectar et pollen. Ils sont ainsi à l’origine d’une miellée printanière de grande importance bien qu’irré- gulière, avec une productivité pouvant avoisiner les 100 kg de nectar par hectare. Le miel monofloral de robinier, improprement appelé « miel d’acacia », est certainement le miel le plus largement vendu dans le monde.