Archive | CITATIONS SUR LA ROSE RSS for this section

Quand vous devenez pessimiste, regardez une rose. Albert Samain

Larmes De Printemps

Ô doux mois d’Avril, ô doux Printemps,
Par tes prodiges, tu embellis chacun de nos champs,
Les parant des couleurs les plus exquises qui soient,
Tu fais par là notre plus grande joie.

Jacinthes et narcisses sont les fruits de ta jeunesse,
Le manteau de l’amandier même, témoigne de ta présence;
Leurs effluves sont pour nous comme une perpétuelle ivresse,
Leur beauté comme une éternelle source de Jouvence.

Mais voilà qu’apparaît dans la nature sauvage,
À genoux, vêtue d’une robe de blanc immaculé,
Une jeune femme tenant des fleurs de cerisier,
Ayant le plus beau et le plus triste des visages.

De nombreuses larmes naissent de ses yeux,
Abreuvant la terre d’onde de chagrin,
Et sur son bouquet, la rosée du matin
Avait laissé place à l’eau du dédain.

Et voici qu’arrive au loin,
D’un sentier nommé Espoir,
Un jeune homme à l’esprit fin,
Qui savourait la fraîcheur du soir.

Découvrant la belle en pleurs,
Son âme le pousse à aller la consoler,
Yeux dans les yeux, il lui ouvre son coeur,
Et commence par lui demander:

« Douce demoiselle, pourquoi pleurez-vous?
Seriez-vous victime d’un terrible courroux?
Dites-moi ce qui vous accable, je vous en prie,
Car je ne puis supporter de vous voir ainsi.
Permettez-moi de vous secourir!

– Hélas, noble seigneur!
Je crains qu’il n’y ait aucun remède à mon malheur,
Car mes lamentations proviennent d’un coeur brisé,
Que la solitude continue de ronger.
Je suis condamnée à souffrir! »

Une main effleure alors son tendre visage;
Effaçant la dernière des larmes,
Par des caresses pleines de charmes,
Le jeune homme lui livre ce message:

« Séchez vos beaux yeux, cela n’en vaut pas la peine,
Car je connais l’antidote à vos tourments:
Voyez, dans ma main, cette rose des champs,
En vous l’offrant, je vous libère de vos chaînes.
Me feriez-vous à présent l’honneur d’un sourire? »

La douce lui sourit gracieusement,
Le brave lui tend la main, elle, saisit son destin,
Et tandis que le soleil décline au loin,
Eux marchent ensemble, guidés par leurs sentiments.

« De toutes les fleurs des jardins, des champs, des forêts,
De Mars, d’Avril, ou de Mai,
C’est vraiment toi la plus belle,
Oui, toi mon aimée. »

– David R. –

L’homme est une plante qui porte des pensées, comme un rosier porte des roses et un pommier des pommes. de Antoine Fabre d’Olivet

La Rose De L’Amour

Un léger vent,
Caresse ma peau,
Quelques gouttes d’eau,
Ruissellent,
Si douce soit-elle,
Mon être aimant,
Pose ses tendres mains,
Qui assèchent cette belle rosée du matin.

Il m’enveloppe d’un drap soyeux,
M’adresse un baiser délicieux,
Me cueille la plus jolie rose.
Aucune fleur ne peut rivaliser,
Même la plus belle des roses,
De cette chaleur qu’il sait semer.

Toi, qui comble mes pensées,
A chaque levée,
Me parfume de bonheur,
Juste en piquant mon coeur.

A chaque couchée,
La rose peut bien se faner,
Notre amour est là, installé,
A tout jamais!

– DandStill –

MON AMOUR, LA ROSE SE MEURT

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose me l’a dit ce matin
A l’aurore je suis née, baptisée de rosée
Je me suis épanouie
Heureuse et amoureuse
Au rayon du soleil
Je me suis fermée la nuit
Me suis reveillée vieillie
Pourtant j’etais très belle
Oui j’etais la plus belle
Des fleurs de ton jardinOn est bien peu de chose
Et mon amie la rose me l’a dit ce matin
Vois le Dieu qui m’a faite
M’a fait courber la têteEt je sens que je tombe
Et je sens que je tombe
Mon coeur est presque nu
J’ai le pied dans la tombe
Déjà je ne suis plus
Tu m’admirais que hier et je serais poussière
Pour toujours demain

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose est morte ce matin
La lune cette nuit, a veillé mon amie
Moi en rêve j’ai vu
Eblouissant tes nus

Son âme qui dansait
Bien au délà du nu.
Et qui me souriait
Croit celui qui peut croire
Moi j’ai besoin d’espoir
Sinon je ne suis rien

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose me l’a dit ce matin
Vois le dieu qui m’a faite
M’a fait courber la tête
Et je sens que je tombe

Et je sens que je tombe
Mon coeur est presque nu
J’ai le pied dans la tombe
Déjà je ne suis plus
Tu m’admirais que hier
Et je serais poussière
Pour toujours demain.

Paroles de chanson 1964