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Aujourd’hui je me libère de toutes les rancunes que je nourris en moi . Le moment présent est tellement plus important pour moi que le fardeau du passé que je porte. Ruth Fishel

Pardonner c’est fondamentalement faire don de quelque chose à quelqu’un. Le sens du terme est donc fidèle à son étymologie : perdonare, en latin (per/donare). Il s’agit du don que l’on fait de son droit au ressentiment après avoir été la victime d’une offense. Le pardon consiste en effet à vaincre son ressentiment envers un offenseur, non pas en niant son droit au ressentiment, mais en s’efforçant de considérer l’offenseur avec bienveillance, compassion et même amour.

LE PARDON N’EST PAS L’OUBLI, NI LA RECONCILIATION

Le pardon est l’antithèse de l’oubli ; car si l’on oublie le tort qui a été fait, alors, il n’y a plus rien à pardonner. Excuser, amnistier, dispenser de peine, oublier et/ou nier ce qui s’est passé ne constituent pas des aspects légitimes du pardon. Chacune de ces démarches peut empêcher le pardon authentique de se produire ou peut résulter en un simulacre de pardon.

CE QUI FACILITE LE PARDON

La présence d’excuses sincères de la part de la personne qui a commis le tort constitue un élément de facilitation très important. Le fait que l’acte négatif n’était pas réellement intentionnel joue également un rôle : on peut plus facilement pardonner un acte résultant d’un incident fortuit ou d’une négligence qu’un acte dont l’intention était délibérément nuisible.

Un autre facteur important est la proximité sociale entre l’auteur de l’acte négatif et sa victime : on est plus enclin à pardonner un membre de la famille que quelqu’un que l’on connaît à peine. Plus une personne est émotionnellement stable, moins elle éprouve de ressentiment durable. Les tendances dépressives, colère, anxiété et tendance à la rumination sont les aspects les plus liés au ressentiment durable.

PEUT-ON APPRENDRE A PARDONNER ?

Chez les thérapeutes, le pardon a commencé à gagner en popularité dans les années 80, essentiellement comme moyen de réguler certaines émotions comme la colère, l’anxiété, et la dépression. Les cliniciens qui ont introduit l’usage du pardon en psychothérapie ont noté que la capacité à pardonner de leurs clients facilitait la récupération et la guérison.