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Aujourd’hui je me libère de toutes les rancunes que je nourris en moi . Le moment présent est tellement plus important pour moi que le fardeau du passé que je porte. Ruth Fishel

Pardonner c’est fondamentalement faire don de quelque chose à quelqu’un. Le sens du terme est donc fidèle à son étymologie : perdonare, en latin (per/donare). Il s’agit du don que l’on fait de son droit au ressentiment après avoir été la victime d’une offense. Le pardon consiste en effet à vaincre son ressentiment envers un offenseur, non pas en niant son droit au ressentiment, mais en s’efforçant de considérer l’offenseur avec bienveillance, compassion et même amour.

LE PARDON N’EST PAS L’OUBLI, NI LA RECONCILIATION

Le pardon est l’antithèse de l’oubli ; car si l’on oublie le tort qui a été fait, alors, il n’y a plus rien à pardonner. Excuser, amnistier, dispenser de peine, oublier et/ou nier ce qui s’est passé ne constituent pas des aspects légitimes du pardon. Chacune de ces démarches peut empêcher le pardon authentique de se produire ou peut résulter en un simulacre de pardon.

CE QUI FACILITE LE PARDON

La présence d’excuses sincères de la part de la personne qui a commis le tort constitue un élément de facilitation très important. Le fait que l’acte négatif n’était pas réellement intentionnel joue également un rôle : on peut plus facilement pardonner un acte résultant d’un incident fortuit ou d’une négligence qu’un acte dont l’intention était délibérément nuisible.

Un autre facteur important est la proximité sociale entre l’auteur de l’acte négatif et sa victime : on est plus enclin à pardonner un membre de la famille que quelqu’un que l’on connaît à peine. Plus une personne est émotionnellement stable, moins elle éprouve de ressentiment durable. Les tendances dépressives, colère, anxiété et tendance à la rumination sont les aspects les plus liés au ressentiment durable.

PEUT-ON APPRENDRE A PARDONNER ?

Chez les thérapeutes, le pardon a commencé à gagner en popularité dans les années 80, essentiellement comme moyen de réguler certaines émotions comme la colère, l’anxiété, et la dépression. Les cliniciens qui ont introduit l’usage du pardon en psychothérapie ont noté que la capacité à pardonner de leurs clients facilitait la récupération et la guérison.

Le Pouvoir du Moment Présent : l’acceptation et le lâcher-prise. Stephan Kaenel

Voyons un extrait  « Le pouvoir du moment présent d’Eckart Tolle » :

« Aussi longtemps que le mental, ou l’ego, mènera votre vie, vous ne pourrez vous sentir vraiment à l’aise, être en paix ou comblé, sauf pendant de brefs moments, quand vous aurez obtenu ce que vous vouliez ou qu’un besoin aura été satisfait.

 Puisque l’ego cherche à s’identifier à des objets extérieurs, il a un constant besoin d’être défendu et nourri.
 
Les choses auxquelles il s’identifie le plus communément sont vos biens matériels, votre statut, la reconnaissance que vous obtenez, les connaissances que vous accumulez, votre apparence physique, vos aptitudes particulières, vos relations, votre histoire personnelle, vos systèmes de croyances, qu’elles soient religieuses, politiques, raciales…..

Vous n’êtes rien de cela.

Le renoncement à toutes ces croyances n’est pas si simple, il ne vient qu’avec la pratique

Lorsque vous êtes dans l’instant présent vous ne donnez plus de pouvoir à votre ego.

Celui-ci est effrayé, car il craint par dessus tout de disparaitre.

Pour l’ego, le moment présent n’existe pas, car seul le passé et le futur lui permettent d’exister.

Ainsi, si vous nourrissez l’espoir d’être heureux en relation avec un évènement futur, c’est en réalité votre égo qui se projette dans le futur, pour survivre.

A chaque fois que vous vous préoccupez du présent, vous ne le faites qu’en rapport avec le passé ou le futur. Mais vous n’êtes pas dans le présent, c’est votre mental qui vous fait croire cela.

Si vous désirez connaître le secret de la libération, vous le trouverez uniquement dans l’instant présent.

Vous ne pourrez pas vous y retrouver tant que vous serez identifié à votre mental.

Lorsque vous êtes dans le présent, l’étape suivante consiste à lâcher prise sur tout ce que le mental vous a fait croire, puis simplement à accepter ce qui est.

Accepter ce qui est , c’est aussi accepter :

L’ami qui vous a trahit, menti, l ’inconnu qui vous a fait du mal, le patron qui vous a licencié le conjoint qui vous a trompé, vous a laissé tombé ou ne vous aime plus

Comment pouvez-vous accepter ces faits ?

Par le pardon, la compassion et l’empathie

En réalité, ces notions ne sont pas toujours comprises.

Le pardon ne consiste pas à adhérer à tout ce que l’autre à fait

L’acte de pardonner sert à vous libérer de votre attachement à ce qui s’est passé

Le pardon, vous le faites pour VOUS !

Il vous permet de continuer votre chemin en paix, sans souffrir inutilement de ce qui s’est passé, car de toute manière, vous ne pouvez pas changer ce qui s’est passé.

Ceci n’empêche pas que celui qui a commis un délit, doit en assumer la responsabilité.

Celui qui vous a fait du tord, par exemple en vous volant une partie de vos biens, doit assumer ses actes.

Vous devez bien entendu agir pour cela.

Mais vous ne devez pas le faire dans un désir de vengeance, car si vous le faites dans ce but, même si le voleur se fait prendre, vous ne serez pas libéré pour autant de votre haine.

Et ce n’est pas son acte qui vous fait souffrir, c’est la haine que vous nourrissez à son égard….vous avez l’entière responsabilité de votre souffrance lorsque vous la créez volontairement ou inconsciemment.

Les sept étapes du pardon

Comment pardonner à ceux qui nous ont déçus, trahis ou blessés ? Nous avons posé la question à Gabrielle Rubin et à Nicole Fabre, deux psychanalystes qui ont publié un ouvrage sur le sujet. Vade-mecum en sept temps.
Accordés sans douleur pour un mot ou un geste de trop, il y a les pardons ordinaires. Et puis il y a les pardons extraordinaires, ceux que nous avons tant de mal à concéder, après avoir été blessés au plus profond de nous-mêmes. Pardonner à un parent bourreau, à un agresseur ou au chauffard qui a renversé l’un de nos proches implique un cheminement intérieur long et exigeant, difficile à vouloir, dur à parcourir.

Acte de courage pour certains, aveu de faiblesse pour d’autres, qui lui préfèrent la vengeance, le pardon va rarement de soi. Pourtant, toutes les victimes qui ont pardonné s’accordent à dire que cette démarche les a libérées, qu’elle a même insufflé une nouvelle énergie dans leur vie.

Car le pardon sert avant tout à se libérer soi-même. Qu’on le demande ou qu’on l’accorde, il est le fruit d’un vrai travail sur soi dont l’issue reste pourtant incertaine : on peut sincèrement souhaiter pardonner sans forcément y parvenir…

Le processus opère en partie à notre insu et, surtout, nous ne sommes pas tous égaux devant le pardon. Sa « réussite » dépend moins de l’outrage subi que de la façon dont nous l’avons vécu. Ainsi, deux enfants abandonnés n’auront pas le même destin. L’un pourra aborder la vie comme un combat, l’autre comme une lutte perdue d’avance… Ils auront peut-être pardonné à leurs parents, peut-être pas.

Chaque histoire est singulière et il existe autant de pardons que de victimes. Malgré tout, nous avons tenté, avec Nicole Fabre et Gabrielle Rubin, deux psychanalystes qui se sont longuement penchées sur la question, d’identifier les grandes étapes qui jalonnent ce chemin.