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Le refus de la vérité est-il un refus de soi ?

1. La difficulté comme mur insurmontable

Devant un problème, il nous arrive de nous sentir complètement impuissants parce que nos solutions habituelles ne fonctionnent pas ou parce que nous n’avons pas l’énergie ou le courage nécessaires pour appliquer celles qui nous permettraient de le régler. Le problème nous apparaît alors comme un mur infranchissable.

Devant cette impasse, la fuite nous apparaît comme une solution envisageable. Puisque nous n’identifions pas de solution applicable, nous ne voyons qu’une façon de nous soustraire à la difficulté : éviter d’y faire face.

2. La difficulté comme défi à relever

Cette même difficulté pourrait être transformée en défi à relever. Même si nos moyens habituels ne fonctionnent pas, nous pouvons toujours conclure que nous ne connaissons pas « pour le moment » la façon qui permettrait de la surmonter. Nous sommes alors devant un défi à relever plutôt que devant un mur infranchissable.

En abordant la difficulté comme un défi à relever, nous sommes tentés d’y faire face plutôt que de l’éviter. Même si nos ressources actuelles ne permettent pas de résoudre immédiatement le problème, nous amorçons la recherche de moyens pour y arriver. Par exemple, nous pouvons chercher de l’information sur une solution possible ou obtenir de l’aide. Cette recherche de moyens est déjà une façon de commencer à relever notre défi et nous en ressentons immédiatement les effets.

Lorsque nous faisons face à notre difficulté et désirons la surmonter, il en résulte un projet : développer une habileté particulière. Ça peut être l’habileté à prendre un risque particulier comme celui d’être vu vulnérable ou de faire face aux conflits. Il peut aussi s’agir d’une habileté complexe qui regroupe plusieurs savoir-faire particuliers. Par exemple, pour apprendre à exploiter mes émotions, je dois apprendre à y être attentif, à les nommer, à les laisser être sans les analyser ou les juger, etc.

. Les conséquences de l’évitement

Plusieurs considèrent cette direction comme le chemin de la facilité. Mais si nous envisageons le prix à payer, nous constatons que cette option n’est pas vraiment facile !

Lorsque nous refusons de faire face au problème, nous acceptons qu’il demeure inchangé. Les problèmes ne se règlent jamais seuls. Donc, si j’évite de m’y attarder et si je ne mets rien en oeuvre pour le résoudre, mon problème ne disparaîtra certainement pas !

Or, ce qui rend cette difficulté pénible, c’est le fait qu’elle nous empêche de répondre à un besoin important. Nous choisissons donc, en évitant d’y faire face, de laisser un besoin important inassouvi.

S’il s’agit d’un besoin important que nous négligeons par refus de faire face aux difficultés, notre organisme proteste. En effet, lorsqu’un besoin n’est pas comblé, il nous envoie des messages pour nous inciter à voir à sa satisfaction. Chaque personne a ses symptômes « préférés » : anxiété, angoisse, tensions, migraine, insomnie, etc. Si elle continue d’éviter le problème malgré les symptômes, son organisme prend les grands moyens pour la pousser à s’occuper de ce qui ne va pas : burnout, dépression, etc. Plus elle néglige de faire face au problème, plus les conséquences sont importantes.

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