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Le bonheur est-il le fruit d’une réaction chimique de notre cerveau?

La neurobiochimie a déjà mis en évidence les circuits par lesquels les êtres vivants perçoivent le plaisir. Mais à la différence de l’animal, l’homme a développé une telle intelligence, un tel esprit critique, que son cerveau est capable de regarder a posteriori ce qui lui fait plaisir ou pas. «C’est là la différence entre plaisir et bonheur», souligne l’auteur de La Chimie des sentiments (Ed. Jean-Claude Gawsewitch). Le bonheur serait l’interprétation humaine d’une succession à long terme des plaisirs de l’existence. Alors que le plaisir ne se vit que dans l’immédiateté. L’envie d’une voiture, d’une belle maison, procure de la joie mais retombe très vite. Sauf chez certains sujets dont le circuit désir-plaisir est exacerbé.

Un gène du bonheur

Du côté de l’endocrinologie, le bonheur prendrait naissance dans la diffusion de certaines hormones, dont la sérotonine, que le biologiste appelle «l’hormone de la sérénité.»Lorsqu’elle se diffuse, elle modère l’excitation du circuit désir-plaisir. «On devient plus raisonnable dans ce dont on a envie, rendant la perception du bonheur meilleure à long terme.» Des généticiens ont également observé qu’un gène transporteur de la sérotonine existe dans le cerveau. Chez les sujets dont le gène est «long», le plaisir n’est jamais démesuré. Ils le ressentent de façon raisonnable, sans état de manque.

En revanche, ceux qui ont la forme courte du gène sont plus excessifs. Le gène fonctionne moins bien, altérant leur transport de sérotonine. «Ils ont plus d’à-coups dans leurs vies. Quand ils ressentent un stress, ils le vivent moins bien. Ils ressentent plus de peur, de déplaisir. Ils seront moins bien armés face aux stress de la vie et seront plus malheureux», décrit le scientifique qui n’oppose pas pour autant le bonheur à la dépression, assimilée à un trouble de l’humeur.

Vive la crise

Une autre piste de réflexion est avancée par le psychiatre Christophe André. Pour lui, le bonheur est «un mélange de chance et d’effort.» Une chance quand on accède à certains plaisirs. Et un effort pour réagir en cas de coups durs et restimuler le circuit du plaisir. En clair, si la source de bonheur est toujours présente, elle perd son pouvoir réjouissant. Les gens très riches, qui possèdent tout, finissent toujours pas se lasser. Ils cherchent constamment à activer leur circuit désir-plaisir, alors que celui-ci est saturé. Pour une vie équilibrée, mieux vaut donc vivre quelques moments difficiles pour relancer ce circuit. Voilà peut-être la seule raison de se réjouir de la crise.

Ce n’est pas la santé qui fait le bonheur ; c’est le bonheur qui maintient en bonne santé

« Le plaisir ne fait pas le bonheur, mais le bonheur augmente l’accès au plaisir »

Boutade pour signifier plus sérieusement que le bonheur est notre état naturel« au départ», quand nos 3 cerveaux fonctionnent en harmonie (eh, oui, nous avons 3 cerveaux !) et plus particulièrement les 2 d’entre eux dotés d’un « pouvoir de décision » : le limbique et le néocortex.

Et surtout, ce qui est génial c’est que le bonheur est indépendant du plaisir, de la souffrance, de l’amour, de la considération des autres : il peut exister sans tout ça !

Le bonheur est un « état de léger optimisme inconditionnel ». J’ai bien dit « in-con-di-tio-nnel » : il ne dépend pas que d’émotions, de pulsions ou de conditions extérieures spécifiques, comme peut l’être le plaisir, par exemple.

Le bonheur est le fonctionnement normal de l’organisme ;  il favorise la mobilisation physiologique des défenses naturelles

conserver et/ou de développer votre santé physique et morale.

  • Savoir comment fonctionne ou apparaît le sentiment de bonheur -mécanisme si simple mais si essentiel qu’il pourrait/devrait être enseigné à l’école !- Permet effectivement d’éviter de gâcher toute une vie !

Alors voilà très schématiquement résumée l’histoire :

Il était une fois, comme les 3 petits cochons, 3 cerveaux qui fonctionnaient en parfaite harmonie. Cette harmonie était  appelée « bonheur » par les hommes. Chacun d’eux avait son rôle.

  • Le cerveau reptilien est le déclencheur. Bien incapable de prendre toute décision, sa fonction est en revanche d’informer les 2 autres d’un état d’urgence, ainsi que de l’état et des besoins de notre organisme (faim, soif, reproduction…). En clair, il « bosse » à chaque fois qu’une action consciente est nécessaire.
  • Le cerveau limbique est le gardien de nos comportements (innés et acquis), de nos « logiciels » de fonctionnement. Certes plus « évolué » que son pote le reptilien, il nous permet de « vivre ensemble ». Il demeure cependant très binaire  : ses mots sont « automatismes », « dressage », « apprentissage », « instinct grégaire » (vivre en groupe), « rigide », « simple », « simpliste », « vérité », « certitude », « droit », « rectitude », « bien », «mal » « noir »/ « blanc »… En résumé, « le limbique » est essentiel, mais pas vraiment folichon !
  • Le cerveau néocortical (néocortex) est le chef d’orchestre ; il fait de nous des humains et nous confère notre aptitude à raisonner, calculer, dessiner, chercher notre destinée… Ses mots sont : « nuance », « subtilité », « souplesse », « complexité », « cohérence », « connaissance », « harmonie » … Face à un danger réel ou supposé (j’insiste sur « supposé » : combien de fois, on s’imagine de faux dangers !), il nous distingue des autres animaux : grâce aux infos fournies par le cerveau reptilien, sous forme de sonnette d’alarme (= stimuli externes ou internes : odeurs, bruits, mots, situations, comportements des autres…), il va nous rendre supérieur aux autres espèces en nous faisant préférer la réflexion au réflexe. Il prend le relais, calme le jeu et transforme l’émotion liée un état d’urgence.
  • Face à ce que nos cerveaux considèrent comme un « état d’urgence » censé être de courte durée, 3 réactions possibles : la fuite, la lutte, l’inhibition d’action (« faire le mort »).Des substances chimiques comme l’adrénaline ou le cortisol sont sécrétées pour préparer le corps à réagir : tensions des muscles, action, réaction,…Plus schématique, c’est difficile !

    Quand chacun des 3 cerveaux fait son boulot et que tout roule, c’est le bonheur !
  • Le bonheur, c’est le fonctionnement harmonieux des 3 cerveaux, chacun fait son travail. En cas de danger décelé par le cerveau limbique (réflexe inné ou acquis), le cerveau reptilien déclenche une émotion destinée à provoquer une réaction adaptée. Cette émotion de stress (fuite, lutte ou inhibition) a vocation à être de courte durée et à s’éteindre avec la fin de l’alerte. Chez l’homme, ce mécanisme s’est complexifié avec le développement de l’intelligence corticale. Donc, quand l’intelligence est en désaccord avec une pensée automatique, le cerveau reptilien déclenche un état d’urgence de l’instinct qui provoque des émotions  : de l’anxiété ou de l’agressivité ou de la tristesse. Des comportements pathologiques sont alors générés : alcool, drogues, médicaments… » La maladie arrive… « Je vais mal, tout va mal ! »Vous voyez, comme il faut se méfier des émotions ! Certes importantes pour agir, vivre et donner du « sel à la vie « , elles sont à double-tranchant. Notre société les valorise et les glorifie à outrance. Donc, ok pour des émotions, mais en connaissance de cause et « à consommer avec modération ».Pour conserver un état de bonheur, il faudrait donc -seul ou accompagné- réviser ou modifier ses programmes automatiques de pensée et d’action au lieu d’aller chercher à l’extérieur de soi la cause et la solution à ses problèmes. Souvent, à cause de ces pensées automatiques, on est en état d’urgence chronique : le bonheur est occulté ; et pour faire croire à la conscience que tout va bien, je vous le donne en mille, qu’est-ce qu’on fait ? Eh ben, tiens ! On compense en cherchant le plaisir, pardi ! Donc, de nouvelles sensations qui vont en appeler d’autres, etc. On tourne en rond, on se goure de chemin : le plaisir sans le bonheur, c’est le miroir aux alouettes !
  • N’est-il pas un peu provocant de dire en ce moment que l’humanité va vers son bonheur ?
    Je conçois qu’on puisse le ressentir ainsi. Mais prenez l’exemple d’un individu qui souffre depuis des années et qui, soudain, voit le bout du tunnel. L’impatience d’en sortir rend sa souffrance encore plus insupportable. En ce qui concerne la société, nous en sommes là, un peu comme un avion qui sort des nuages et qui flirte avec le ciel bleu : il est de plus en plus secoué et on tolère de moins en moins ces secousses.Comment expliquez-vous qu’il y ait tant de gens intelligents et malheureux ?
    L’intelligence en elle-même n’est pas la clé du bonheur. Le bonheur vient, je le répète, de la bonne entente entre cerveau limbique et cerveau cortical. Ces deux cerveaux sont également développés chez les gens intelligents, qui ont donc aussi un limbique très fort. L’important est de comprendre ce qui se passe à ce niveau-là, et je pense qu’on devrait enseigner les rudiments de cette science-là à l’école.Si vous étiez professeur de bonheur, quelles seraient les grandes lignes de votre première leçon ?
    Je dirais que le bonheur n’est pas ce que l’on construit, mais ce que l’on découvre lorsqu’on a détruit le malheur, c’est-à-dire ces états pathogènes que sont l’agressivité, l’anxiété, la déprime. Que les solutions ne se trouvent pas à l’extérieur de soi, pas plus que les causes, d’ailleurs, mais en soi. L’important est de bien comprendre que, quand on se sent agressif, anxieux ou triste, ce ne sont pas les faits qui sont responsables, mais seulement une pensée automatique conditionnée, avec laquelle notre intelligence n’est pas d’accord.Il faut donc passer du réflexe à la réflexion. Et c’est l’intelligence qui permet de faire le travail de déconditionnement nécessaire. Rien de plus exaltant, de plus libérateur que de redonner du pouvoir à sa propre intelligence. J’enseignerais aussi qu’il faut se méfier des émotions. On croit qu’elles sont le sel de la vie, alors que, si on leur laisse mener le bal, elles peuvent neutraliser bien des chances de bonheur.
  • Conseils pour emprunter le chemin du bonheur• Distinguer plaisir et bonheur.• Apprendre à utiliser les émotions comme signaux d’alarme qui peuvent donner à la conscience l’énergie pour laisser parler le néocortex.• Découvrir les interdits du bonheur et leurs interdits de substitution.• Se méfier de la méfiance, surtout vis-à-vis de soi-même.• Apprendre à démonter les mécanismes des états d’urgence.

    • Donner de la place au silence, au lieu de se laisser aller à l’excitation.

    • Donner de l’espace au temps, au lieu de se goinfrer d’activité.

    • Respecter la différence, la sienne et celle des autres, au lieu de la gommer chaque fois qu’on peut.

    Refuser systématiquement tout sentiment de culpabilité. Ce sentiment n’est jamais pertinent : autant on peut être coupable aux yeux des autres, autant on ne peut l’être à ses propres yeux, puisque, par définition, ce qu’on a fait, on ne pouvait le faire autrement.

    • Eviter la dramatisation, procédé favori du dressage, ambiance favorite du cerveau limbique.

    • Affronter sa peur de la mort, mère de toutes les peurs.

    • Utiliser l’art sous toutes ses formes, pour explorer et exprimer sa personnalité profonde.

    • Se méfier des mots qui sont des univers de croyances, et des pièges considérables dans l’accès à soi-même.

La sérotonine hormone du bonheur

sérotonine

La sérotonine hormone du bonheur : Dans notre cerveau, c’est au niveau des neurones que tout se passe ! Pour communiquer entre eux, les neurones font appel à des messagers : les neurotransmetteurs. La sérotonine, un des plus important, régule notre appétit, notre humeur, et même notre tendance à la dépression. Voici 5 remèdes efficaces pour augmenter la sérotonine de façon naturelle.

Faire du sport

Pour produire la sérotonine dans notre organisme, il faut obligatoirement du tryptophane qui est l’acide aminé précurseur. Bonne nouvelle, on peut agir sur la production de tryptophane en faisant du sport : de nombreuses études menées sur des personnes dépressives ont montré que faire du sport augmente le taux de tryptophane et donc le taux de sérotonine; contribuant ainsi à lutter contre la dépression… Alors, sport ou antidépresseurs ?
Méditer

La méditation nous permet de réagir différemment aux évènements, de changer nos habitudes mentales bien ancrées dans notre cerveau. Au niveau neuronale, méditer nous permet de modifier les connections ente les neurones qui se font par les neurotransmetteurs comme la dopamine et la sérotonine. Comprendre le fonctionnement d’un neurone peut nous aider à méditer sereinement en sachant qu’un changement s’opère progressivement grâce à la plasticité neuronale.
Mieux Manger

La sérotonine est très liée à notre alimentation. Elle régule notre tendance à manger sucré et ainsi indirectement notre poids. Plusieurs aliments comme les oeufs, la dinde, les légumes secs contiennent le tryptophane qui permet de fabriquer la sérotonine. Mais si l’alimentation ne suffit pas (dans la cas de stress intense ou d’une dépression ) le griffonia simplicifolia, une plante qui contient beaucoup de tryptophane, peut être un complément alimentaire efficace pour booster la sérotonine.
Profiter de la Nature

Marcher dans la forêt, faire une promenade au soleil, être relié à la nature c’est naturellement agréable ! Encore faut-il vouloir prendre le temps de le faire, ne serait-ce que quelques minutes par jour… Et pas besoin d’attendre un soleil radieux pour bénéficier des bienfaits du rayonnement solaire. En effet, le soleil agit positivement sur notre production naturelle de sérotonine même quand on a l’impression qu’il fait gris. Profitez de la lumière du jour, c’est vital !
Avoir des pensées positives

Selon l’étude de Simon N. Young, « How to increase serotonin in the human brain without drugs» (Comment augmenter la sérotonine dans le cerveau humain sans drogues ?), le lien entre sérotonine et pensée positive se ferait dans les deux sens : avoir des pensées positives augmenterait le taux de sérotonine, de même qu’un taux de sérotonine élevé nous aiderait à avoir plus de pensées positives. La boucle est bouclée : alors « Think positive » !