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Etre joyeux, même dans l’adversité !

Un remède, accessible à tous : la joie. C’est ce que nous rappelle le philosophe Charles Pépin dans son nouveau roman, librement inspiré de la philosophie de Clément Rosset.

Psychologies : La joie diffère-t-elle du bonheur ?

Charles Pépin : Le bonheur correspond à un état de satisfaction durable, et il est fondé : on a des raisons d’être heureux. La joie, elle, jaillit ponctuellement et sans raison apparente. Ou, quand elle en a, elle les excède largement. Par exemple, je sens une odeur de café chaud ou un rayon de soleil sur ma joue et, soudain, une joie immense m’envahit. C’est pour cela que l’on se dit « fou de joie ». On ne peut pas se dire heureux si l’on est confronté à la maladie, à la souffrance, à l’insécurité financière, alors que la joie peut jaillir. Nous avons tous fait l’expérience un jour d’être soudain envahis par elle.

 D’où vient cette émotion ?

Charles Pépin : De l’existence elle-même. Même si je ne le « sais » pas, je « sens » que le monde aurait pu ne pas être, que j’aurais pu ne pas vivre, et pourtant, je suis vivant dans ce monde. La joie, c’est sentir que l’être au monde est un miracle. Et c’est en cela qu’elle est mystique… et accessible à tous : quand plus rien n’est possible, la joie l’est encore.

Trouver une paix intérieure

Car c’est bien vers une paix intérieure qu’il faut tendre, en vivant le moment présent, et non en se projetant sans cesse vers un illusoire bonheur futur. « Il y a des petits bonheurs qui sont des grands bonheurs », rappelle le thérapeute. « L’échange, le partage, un état de profond contentement : ce ne sont pas juste des petits plaisirs. Le bonheur, ce sont aussi des choses quotidiennes, comme de prendre le petit déjeuner avec ses enfants, ou de constater la beauté d’un rayon de soleil sur un arbre. »

Ce qui compte, ce serait donc d’être dans le présent, quel que soit le type de sentiment qui nous traverse. Positif ou négatif. Heureux ou malheureux. Car l’essentiel, au fond, serait moins de se sentir « heureux » que de se sentir « vivant ».