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L’éternité, c’est la mer mêlée au soleil. Arthur Rimbaud . Plage du Royau. Photo prise le 14 avril 2015

Le Bateau ivre (1871)

Quand tu me parlais de deux bateaux… Je pensais au bateau ivre d’Arthur Rimbaud pourquoi ? Mystère…

Dans sa lettre du 15 mai 1871 à Paul Demeny, Rimbaud expose son programme poétique : « Je dis qu’il faut être voyant, se faire voyant. Le poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens ». Ainsi, « il arrive à l’inconnu, et quand, affolé, il finirait par perdre l’intelligence de ses visions, il les a vues ».

Tu as vu ce qu’il a dit, c’est troublant…

GLAÏEUL

Le glaïeul fait partie des plus belles fleurs à bulbe.

Le nom glaïeul dérive du latingladius, signifiant « glaive ».

C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

                          Arthur Rimbaud

LE LEFF GOMMENEC’H CÔTES D’ARMOR

LE LEFF GOMMENEC'H CÔTES D'ARMOR

C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.
Poésies (1870-1871), le Dormeur du val
Citations de Arthur Rimbaud